Vous avez un projet en tête et vous êtes prêt à vous lancer ? L’entreprise individuelle reste aujourd’hui le statut préféré des créateurs d’entreprise en France : en 2025, près de trois créations d’entreprise sur quatre (74 %) relevaient de ce statut, micro-entrepreneurs compris, selon l’INSEE. Simple, rapide à mettre en place, elle convient parfaitement aux indépendants, aux freelances, aux artisans, et bien sûr à ceux qui souhaitent vendre des produits ou services en ligne.
Mais comment créer une entreprise individuelle, et par où commencer ? Quelle forme d’entreprise individuelle choisir ? Quelles sont les démarches exactes à suivre ? Sur quels sites faut-il se rendre ? Quelles pièces fournir ? Ce guide vous accompagne étape par étape, de la réflexion initiale jusqu’à la création officielle de votre activité.
👉 Si vous avez déjà bien défini votre projet, que vous ne recherchez pas de conseils stratégiques et que vous êtes immédiatement prêt à entamer les démarches administratives, vous pouvez passer directement à la section Comment créer une entreprise individuelle : les formalités administratives.
Qu’est-ce qu’une entreprise individuelle ?
L’entreprise individuelle (EI) est une forme juridique qui permet de créer une activité professionnelle sans créer de société. En tant qu’entrepreneur individuel, vous exercez en votre nom propre, sans statuts ni capital social. Depuis la réforme entrée en vigueur le 15 mai 2022, votre patrimoine personnel est automatiquement séparé de votre patrimoine professionnel : en principe, seuls les biens utiles à votre activité peuvent être saisis par vos créanciers professionnels.
Ce statut s’adresse à toutes les personnes souhaitant exercer une activité commerciale, artisanale, libérale ou agricole, à titre individuel et sans associé. Il est idéal pour tester un projet, lancer une activité en solo ou démarrer rapidement une boutique en ligne, un service ou une activité freelance.
Les différentes formes d’entreprise individuelle
Il existe plusieurs variantes d’entreprise individuelle, qui dépendent principalement du régime fiscal et social choisi. Voici les principales options :
- L’entreprise individuelle « classique »C’est la forme juridique de base, soumise à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des BIC ou BNC. Depuis mai 2022, la protection du patrimoine personnel s’applique automatiquement, sans démarche de votre part. L’ancien statut d’EIRL, lui, ne peut plus être choisi.
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La micro-entreprise (anciennement auto-entreprise)
Il s’agit d’un régime fiscal et social simplifié, applicable à une entreprise individuelle. La micro-entreprise permet de bénéficier d’un calcul forfaitaire des cotisations sociales et d’un allègement comptable. Elle est adaptée aux petites activités ou à celles qui démarrent. - L’entreprise individuelle à l’impôt sur les sociétés (EI à l’IS)Depuis la réforme de 2022, il est possible d’opter pour l’impôt sur les sociétés, ce qui peut être intéressant si vous réinvestissez vos bénéfices ou souhaitez moduler votre imposition. Cette option se demande auprès de votre service des impôts des entreprises (SIE) et n’est pas ouverte aux micro-entrepreneurs.
💡 Bon à savoir : même si on parle souvent de la micro-entreprise comme d’une forme à part entière, elle reste juridiquement une entreprise individuelle. C’est un régime fiscal et social, et non une forme juridique distincte.
Étapes stratégiques de création d’une entreprise individuelle
- Identifier précisément votre offre
- Étudier son marché et ses concurrents
- Valider (rapidement) la pertinence de son projet
- Choisir un nom d’activité (et vérifier sa disponibilité)
- Réfléchir à son modèle économique
- Est-ce que l’entreprise individuelle est adaptée à mon projet ?
- Choisir son régime fiscal : micro ou réel ?
Créer une entreprise, ce n’est pas seulement remplir un formulaire : c’est d’abord poser les fondations concrètes de votre activité. Avant même de vous immatriculer, vous devez clarifier votre projet, identifier votre cible, anticiper vos revenus, et vérifier que le statut choisi correspond bien à vos objectifs.
Identifier précisément votre offre
Ne vous contentez pas d’une idée vague. Soyez capable de répondre concrètement à ces questions :
- Qu’est-ce que je vends ? Un service de retouche photo ? Des bijoux faits main ? Des formations vidéo ?
- Sous quelle forme ? Vente unitaire, abonnements, prestations sur devis…
- Quel est le bénéfice pour le client ? Gain de temps, produit original, solution à un problème précis…
💡 Exemple : si vous ouvrez une boutique Shopify pour vendre des t-shirts personnalisés, votre offre exacte pourrait être « t-shirts à messages personnalisés pour jeunes parents, en coton bio, livrés en 72 h ».
Étudier son marché et ses concurrents
Pas besoin d’un business plan complet, mais faites au moins ces vérifications :
- Tapez vos mots-clés sur Google : qui est déjà présent ?
- Regardez les prix pratiqués : êtes-vous aligné ?
- Allez sur Etsy, Leboncoin, Amazon, Vinted : y a-t-il une demande ?
🛠️ Outils utiles : Google Trends, Ubersuggest, ou simplement les moteurs de recherche et forums spécialisés.
Valider (rapidement) la pertinence de son projet
Pas besoin d’un questionnaire compliqué : commencez par poser 5 questions simples à 5 personnes différentes dans votre entourage ou votre réseau. L’objectif ? Vérifier que votre offre répond à un besoin réel.
Voici un exemple de mini-interview express :
- Tu achèterais ce produit / service ? Pourquoi ?
- Combien serais-tu prêt(e) à payer ?
- Où fais-tu ce type d’achat habituellement ?
- Qu’est-ce qui te freinerait pour acheter en ligne ?
- Est-ce que tu recommanderais ce produit à quelqu’un ?
💡 Ces échanges vous permettent de mieux cerner votre marché, de récolter des premières réactions concrètes et parfois de repérer des objections auxquelles vous n’auriez pas pensé.
Choisir un nom d’activité (et vérifier sa disponibilité)
Même en entreprise individuelle, vous pouvez avoir un nom commercial différent de votre nom civil. Il figurera sur vos documents officiels, votre boutique en ligne, vos factures…
Étapes à suivre :
- Consultez la base de données de l’INPI pour savoir si le nom est déjà protégé
- Vérifiez si le nom de domaine est libre
- Cherchez le nom sur les réseaux sociaux pour éviter les doublons ou les conflits d’usage
Réfléchir à son modèle économique
Vous devez savoir comment l’argent va rentrer :
- Paiement à l’acte (ex : 1 logo = 150 €)
- Abonnement mensuel (ex : coaching sportif à 50 €/mois)
- Vente de produits physiques ou digitaux (ex : e-books, packs de formation…)
Pensez aussi à :
- Vos charges fixes (hébergement, outils, matières premières…)
- Vos objectifs de chiffre d’affaires
- Votre seuil de rentabilité (à partir de combien êtes-vous rentable ?)
Est-ce que l’entreprise individuelle est adaptée à mon projet ?
Posez-vous ces questions concrètes :
- Vais-je investir beaucoup d’argent au départ ?
- Ai-je besoin d’associés, d’un prêt bancaire, d’une assurance RC pro obligatoire ?
- Mon activité comporte-t-elle un risque juridique ou financier important ?
Si oui, une société sera peut-être plus adaptée : EURL ou SASU si vous êtes seul, SARL ou SAS si vous avez des associés.
Sinon, l’entreprise individuelle reste idéale pour démarrer rapidement et tester son idée avec peu de contraintes.
Choisir son régime fiscal : micro ou réel ?
Vous avez deux options :
- Micro-entreprise : ultra simplifiée, mais avec des plafonds de chiffre d’affaires (203 100 € pour la vente de marchandises, 83 600 € pour les prestations de services et les activités libérales, seuils en vigueur en 2026)
- Régime réel : plus adapté si vous avez beaucoup de charges à déduire ou si vous dépassez les plafonds
💡 Exemple : si vous vendez des vêtements avec peu de marge, le régime réel peut être plus avantageux, car vous pourrez déduire vos achats.
Comment créer une entreprise individuelle : les formalités administratives
- Étape 1 : Préparer les documents nécessaires
- Étape 2 : Faire sa déclaration sur le site officiel
- Étape 3 : Valider votre inscription et attendre votre SIRET
- Étape 4 : Ouvrir un compte bancaire dédié
- Étape 5 : Souscrire à une assurance professionnelle (si besoin)
Une fois votre projet bien défini, place à la partie administrative. La bonne nouvelle : créer une entreprise individuelle est simple et rapide. Il suffit de suivre les étapes ci-dessous et de préparer quelques justificatifs.
🟩 Étape 1 : Préparer les documents nécessaires
Avant de commencer votre déclaration, assurez-vous d’avoir :
- Une pièce d’identité valide (carte d’identité ou passeport)
- Un justificatif de domiciliation de l’entreprise récent (facture d’eau, d’électricité ou de gaz, par exemple)
- Une attestation de domiciliation si vous utilisez une société de domiciliation ou un espace de coworking
- Une déclaration sur l’honneur de non-condamnation et une attestation de filiation, datées et signées (le site les inclut parfois automatiquement)
- Si votre activité est réglementée, une copie du diplôme, du titre ou de l’autorisation exigés
💡 Pensez aussi à numériser vos documents pour pouvoir les téléverser facilement.
🟩 Étape 2 : Faire sa déclaration sur le site officiel
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les démarches se font sur un seul site : le Guichet unique des formalités d’entreprises, géré par l’INPI et également accessible depuis le Portail e-procedures - INPI.
- Créez un compte
- Cliquez sur « Créer une entreprise »
- Choisissez « Entrepreneur individuel », puis précisez si vous optez pour le régime micro
- Complétez les différents champs : activité, adresse, régime fiscal et social, etc.
- Téléversez vos documents
Déposez votre dossier au plus tôt un mois avant le début de votre activité, et au plus tard 15 jours après.
Vous recevez immédiatement un récépissé de dépôt mentionnant « En attente d’immatriculation ». Ce document vous permet de réaliser certaines démarches auprès des organismes publics ou privés, comme souscrire une assurance professionnelle.
Le récépissé est valable jusqu’à la confirmation officielle d’immatriculation, dans la limite d’un mois.
Si le dossier est incomplet, le guichet vous envoie un nouveau récépissé listant les pièces manquantes : vous avez alors 15 jours ouvrables pour les fournir.
🟩 Étape 3 : Valider votre inscription et attendre votre SIRET
Une fois la demande validée par les services compétents (INSEE, URSSAF, etc.), vous recevrez :
- Un avis de situation INSEE avec votre SIREN/SIRET
- Un code APE
- Un courrier de l’URSSAF confirmant votre affiliation
- Une attestation d’immatriculation au Registre national des entreprises (RNE), obligatoire pour toutes les activités, ainsi qu’au Registre du commerce et des sociétés (RCS) si vous êtes commerçant
🔔 L’immatriculation est gratuite pour les micro-entrepreneurs et pour les activités libérales. En entreprise individuelle classique, elle coûte 21,74 € pour une activité commerciale et 45 € pour une activité artisanale (tarifs en vigueur en 2026). Les agents commerciaux paient 23,21 € pour leur inscription au registre spécial des agents commerciaux (RSAC).
🟩 Étape 4 : Ouvrir un compte bancaire dédié
Si vous êtes micro-entrepreneur et que votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années consécutives, vous avez l’obligation d’ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité (mais pas forcément un compte pro). Si vous exercez une activité commerciale, ce compte dédié est obligatoire dès le départ, quel que soit votre chiffre d’affaires. Dans les autres cas, une entreprise individuelle au régime réel n’y est pas tenue.
💡 Même sans obligation, c’est conseillé pour séparer vos finances et simplifier votre comptabilité.
🟩 Étape 5 : Souscrire à une assurance professionnelle (si besoin)
Certaines activités imposent une responsabilité civile professionnelle (RC Pro) ou une assurance spécifique :
- Bâtiment (RC Pro et assurance décennale)
- Professions de santé et professions du droit
- Activité réglementée (architecte, expert-comptable, agent immobilier…)
Pour la vente de produits alimentaires ou cosmétiques, la RC Pro n’est pas imposée par la loi, mais elle est vivement recommandée : vous restez responsable des dommages que vos produits pourraient causer.
Renseignez-vous auprès de votre chambre consulaire ou de votre fédération professionnelle.
Spécificités de la création d’une entreprise individuelle selon votre activité
Toutes les entreprises individuelles suivent un même cadre légal, mais certaines activités exigent des formalités, des déclarations ou des précautions supplémentaires. Voici les cas les plus fréquents.
Vente de produits en ligne (e-commerce)
Vous lancez une boutique Shopify ou vendez sur une marketplace ? Voici ce qu’il faut savoir :
- TVA sur les ventes vers les autres pays de l’UE : tant que vos ventes à distance à des particuliers européens ne dépassent pas 10 000 € par an, vous appliquez les règles françaises de TVA en e-commerce. Au-delà de ce seuil, la TVA est due dans le pays de l’acheteur, et vous pouvez la déclarer en une seule fois via le guichet unique OSS
- Mentions légales obligatoires à prévoir sur votre site (CGV, politique de retour, politique de confidentialité…)
- Si vous vendez des produits que vous fabriquez vous-même (ex : bijoux faits main), vérifiez si votre activité est artisanale : dans ce cas, vous relevez de la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA)
💡 N’oubliez pas de signaler l’URL de votre site dans votre déclaration ou lors de vos échanges avec l’administration.
Activités artisanales
Si vous fabriquez, réparez ou transformez des biens (ex : pâtisserie, menuiserie, couture…), vous êtes considéré comme artisan. Cela implique :
- Une immatriculation au Registre national des entreprises (RNE) en tant qu’entreprise du secteur des métiers et de l’artisanat (le RNE a remplacé le répertoire des métiers le 1er janvier 2023)
- Un rattachement à la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) et le paiement de la taxe pour frais de chambre de métiers
- Pour les activités artisanales réglementées (coiffure, bâtiment, boulangerie…), une qualification professionnelle à justifier : diplôme (CAP, BEP ou titre équivalent) ou trois ans d’expérience dans le métier
- Facultatif : une formation à la création d’entreprise proposée par les CMA, qui remplace l’ancien Stage de préparation à l’installation (SPI), facultatif depuis 2019
Prestations de services (freelance, consultant, coaching…)
Ce sont les démarches les plus simples :
- Choisissez bien votre libellé d’activité (ex : « conseil en marketing digital », « prestations graphiques », « coach en développement personnel »)
- En général, vous dépendez de l’URSSAF pour vos cotisations et de la Sécurité sociale des indépendants, intégrée au régime général depuis 2020, pour votre protection sociale
- Certaines activités sont réglementées : le coaching sportif nécessite une carte professionnelle et un diplôme ou une certification reconnus
🧠 Exemple : si vous êtes développeur freelance, vous relèverez en principe des BNC, avec le code APE 62.01Z.
Activités réglementées
Certaines professions ne peuvent être exercées sans autorisation, diplôme ou inscription à un ordre professionnel :
- Santé, droit, architecture, finance…
- Métiers encadrés comme agent immobilier, agent de sécurité…
📌 Avant de vous déclarer, consultez la liste des professions réglementées.
Checklist récapitulative : êtes-vous prêt à créer votre entreprise individuelle ?
Avant de valider votre dossier sur le site officiel, assurez-vous d’avoir coché toutes les cases ✅ :
📋 Avant de commencer
- J’ai identifié mon offre (produits/services) et ma cible
- J’ai vérifié qu’il existe un marché pour mon activité
- J’ai choisi un nom d’activité et vérifié sa disponibilité (INPI, nom de domaine, réseaux sociaux)
- J’ai défini mon modèle économique (vente, abonnement, prestation…)
- J’ai comparé les régimes micro/réel et je sais lequel me convient
- J’ai validé que l’entreprise individuelle est adaptée à mon projet
🖥️ Création de l’entreprise
- J’ai numérisé ma pièce d’identité et mon justificatif de domiciliation
- Je me suis rendu sur le Guichet unique des formalités d’entreprises
- J’ai rempli les champs obligatoires et bien décrit mon activité
- J’ai reçu mon numéro SIRET
⚙️ Obligations selon l’activité
- J’ai vérifié si mon activité relève de la CMA (si activité artisanale)
- J’ai prévu mes mentions obligatoires (si vente en ligne)
- J’ai souscrit à une assurance pro (si nécessaire)
- J’ai ouvert un compte bancaire dédié (recommandé, voire obligatoire selon mon activité et mon chiffre d’affaires)
Créez une entreprise individuelle puis lancez votre activité en ligne !
Créer une entreprise individuelle n’a jamais été aussi simple. En quelques étapes, vous posez un cadre légal clair à votre activité, que vous soyez freelance, artisan ou e-commerçant. Ce statut est idéal pour tester une idée, démarrer rapidement… et vendre dès demain.
Une fois votre entreprise individuelle créée, vous pouvez ouvrir votre boutique en ligne en quelques clics grâce à Shopify. Plateforme intuitive, designs professionnels, gestion centralisée : tout est prêt pour que vous puissiez vous concentrer sur vos ventes.
FAQ sur la création d’une entreprise individuelle
Quelle est la différence entre une entreprise individuelle et une micro-entreprise ?
La micro-entreprise n’est pas une forme juridique, mais un régime fiscal et social simplifié applicable à l’entreprise individuelle. En clair : si vous êtes en micro-entreprise, vous êtes juridiquement en entreprise individuelle, avec un cadre allégé (plafonds de chiffre d’affaires, comptabilité simplifiée…).
Combien de temps faut-il pour créer une entreprise individuelle ?
En ligne, la déclaration prend 30 à 45 minutes si vous avez tous vos documents. Vous recevez en général votre numéro SIRET sous 5 à 10 jours, selon l’activité et la période.
Est-ce gratuit de créer une entreprise individuelle ?
Cela dépend de votre situation. L’immatriculation est gratuite pour les micro-entrepreneurs et pour les activités libérales. En entreprise individuelle classique, comptez 21,74 € pour une activité commerciale et 45 € pour une activité artisanale (tarifs 2026).
Peut-on créer une entreprise individuelle pour vendre en ligne ?
Oui, c’est parfaitement possible, et même très courant. Il suffit de déclarer une activité de vente à distance. Vous devrez respecter certaines obligations (mentions légales, CGV, TVA selon vos ventes à l’étranger…), mais vous pouvez vendre dès l’obtention de votre numéro SIRET.




